Le maquis du Haut-du-Bois

14 03 2012

La résistance dans les Vosges

Sans méfiance, les résistants dépassent la ferme. Au moment où le groupe va atteindre la lisière du bois par un chemin creux, et être de nouveau à couvert, des salves de mitrailleuses le fauche presque à bout portant. Certains hommes sont morts sur le coup, d’autres sont blessés et achevés ensuite par un coup de pistolet dans la nuque.

Un seul des combattants, Jules Hingray, bien que touché, échappe à la tuerie se cachant derrière un rocher et en simulant la mort. Il reste plus de vingt quatre heures sans soin.

Apprenant que la patrouille est en difficulté, les Américains exécutent un tir de barrage permettant le décrochage, mais pas hélas, d’emporter les blessés et les morts. Un obus incendie le hangar de la ferme.

L’autre équipe réussit à se mettre à l’abri des tirs meurtriers ennemis. Malheureusement il est trop tard car sept F.F.I.restent à terre.

Il s’agit de : MM Maurice Nurdin, Marcel Bichotte (d’Arches), Raymond Varoy (de Pouxeux), André Bosselmeyer, Louis Trinquart, Robert Cipollini et Ernest Pierre (d’Eloyes). L’une des victimes, le F.F.I. Robert Cippollini, âgé de 34 ans était l’oncle du colonel Pierre Aiguier-Cipollini.

Les Allemands passent la nuit dans la ferme et l’évacuent dans la matinée suivante.

Le 26 septembre en fin d’après-midi, l’accalmie revenue, les personnes civiles présentes entendent les appels du blessé M. Hingray, atteint aux jambes. On le transporte près de l’habitation dans une brouette. Le chef de famille revenu à son domicile le conduit ensuite dans une voiture à bœufs vers la ferme de M. Mathieu au Chaud Côté, où il reçoit les soins de la part d’un médecin-major Américain, avant son évacuation vers l’hôpital.

Les responsables F.F.I.sont prévenus et M. Lucien Perrin de Ménafaing se charge de redescendre les corps ensanglantés à Eloyes, sous une pluie battante, avec sa voiture à planches, tirée par deux bœufs. La municipalité érige une chapelle ardente à la Mairie, où les sept victimes sont veillées par leurs camarades.  

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Le texte ci-dessus est un extrait d’un article Wikipédia que j’ai trouvé au hasard de recherches sur l’histoire de la Résistance pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Je m’intéressais au départ à la résistance en Haute-Savoie mais un clic en entraînant un autre, je me suis retrouvée sur cette page et le nom surligné dans l’extrait m’a interpellée. Jules Hingray est mon grand-père paternel. Jusqu’à cette lecture j’ignorais totalement qu’il avait été dans la résistance, je n’en avais jamais entendu parler. A-t-il gardé le silence par modestie ? A-t-il culpabilisé d’avoir été le seul survivant de cette attaque ? Je n’aurai jamais les réponses et je n’en saurai pas plus sur sa participation à ce mouvement, il n’est malheureusement plus là pour m’en parler.


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